Les aventures de Gwendoline 19 [Enquête à Seagold]

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MacWilly
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Les aventures de Gwendoline 19 [Enquête à Seagold]

Message par MacWilly »

AVANT-PROPOS : Astérix, Lucky Luke, Tintin, d’autres comme Gwendoline, plus récemment XIII, Thorgal, Largo Winch, mais aussi Tarzan et Superman, mais aussi Zorro, James Bond, Dark Vador, Harry Potter et encore beaucoup d’autres sont des personnages nés de la rencontre de l’imagination et de l’encre de leurs créateurs.

Je crois que tout le monde sait cela.

Ces personnages connaissent un certain succès. Ce qui prouve que leurs aventures passionnent beaucoup de lecteurs et/ou de spectateurs.

Est-il besoin de coller l’étiquette « fiction » sur ces personnages ? A mon avis, c’est inutile, voire nuisible. En effet, est-il besoin de rappeler que tous ces personnages sont fictifs ?
Les administrateurs du site se sont posé la question et ont répondu par l’affirmative. De ce fait, il y a désormais la rubrique ‘Section des Histoires Fictives’.


Les aventures de Gwendoline ayant trouvé des lecteurs. J’entreprends de leur raconter la 19ème aventure.
Bonne lecture…



INTRODUCTION : Si vous n’avez pas lu les épisodes précédents, je vous suggère de le faire avant de lire l’histoire ci-dessous. Cette histoire se déroule juste après les événements relatés dans l’épisode 18 (l'agent d'élite). Rappelons que Dolly et Molly sont des amies d’enfance de Gwendoline. Dolly habite à peu de distance de Gwendoline. Elle possède un perroquet qui s’appelle Polly. Le perroquet vole librement dans la maison et le jardin de Dolly. Molly est la sœur de Dolly. Elle est le capitaine d’un navire cargo. Les deux sœurs apparaissent dans l’épisode 2. Gwendoline partage des souvenirs avec elles dans l’épisode 8. Elles font des apparitions dans les épisodes 10 et 12.
Diana est une bonne amie de Gwendoline. Elle est la sœur d’Andrew. Elle est journaliste. Elle apparaît dès l’épisode 1. On la retrouve dans l’épisode 2, elle joue un rôle important dans les épisodes 3, 4 et 9.
Diana est la fiancée de Norbert, le frère d’Albert. Ce dernier rentre de mission à l’étranger dans l’épisode 11. Il semble être devenu le petit ami de Dolly.


Episode 19.1. Une nouvelle mission pour Gwendoline ?

Cette après-midi-là Gwendoline s’est rendue au domicile de son amie Dolly. La sœur de Dolly, Molly, est également présente. Gwendoline aime bien être habillée élégamment. Elle porte un tailleur blanc. Dolly porte, comme souvent, une robe blanche courte à fleurs. Molly porte son uniforme de capitaine : veste bleu marine sur chemisier blanc, jupe bleu marine, collant clair, escarpins bleus marine. Dolly porte une épaulette en tissu épais. Son perroquet, Polly vient régulièrement se poser sur son épaule. Les trois filles sont assises à une table sur laquelle Dolly a déposé du thé, un gâteau et d’autres gâteries.
Dolly est admirative.
- Nous avons lu les journaux. Tu as réalisé des exploits en Bulovie !
Molly : - Oui, félicitations pour ta performance.
Gwendoline : - Merci mais vous savez, je ne mérite pas toutes ces louanges. C’est mon compagnon, Andy, qui a tout fait.
Dolly : - Nous savons bien que tu es modeste. Je veux bien croire que ton ami y est pour quelque chose.
Molly : - Tu ne nous feras pas croire que tu n’as rien fait car tu étais constamment attachée et bâillonnée, que ton Andy a tout fait.
Dolly : - Que finalement ton Andy est venu te détacher et te sauver.
Molly : - Que finalement les journalistes, les dignitaires, les policiers, la princesse, bref tout le monde s’est trompé en t’attribuant tous les mérites ?

Gwendoline est songeuse. Elle préfère ne rien dire. Ce que ses amies viennent de décrire est pourtant la vérité. Si elle tente dire la vérité elle ne sera pas crue.

Dolly : - Vous vous rappelez quand nous étions plus jeunes ?
Molly : - Nous avions des rêves de jeune fille. Par exemple nous rêvions que nous serions en difficulté et notre prince viendrait à notre secours.
Gwendoline : - Que de beaux souvenirs.
Dolly : - Vous vous rappelez la fois où nous sommes restées attachées pendant trois jours ? (*)
Gwendoline : - Comment oublier ?
Molly : - Gwen, je t’envie. Tu as réalisé tes rêves. Tu as rencontré celui que tu aimes et il t’a sauvée.
Gwendoline sourit discrètement. – Plusieurs fois en fait.

Molly : - Gwen, je voudrais dire un mot à l’aventurière héroïque que tu es devenue.
Gwendoline : - Oui ?
Molly : - Figure-toi que j’ai transporté du matériel sur une ile de la chaine des Hébrides. J’ai fait plusieurs voyages. Le matériel a servi à installer un quai de débarquement rudimentaire, des hangars, quelques habitations sommaires et du matériel industriel.
Dolly : - Pourquoi nous racontes-tu ceci ?
Molly : - L’ile est en dehors des voies commerciales, à une certaine distance des côtes de l’Ecosse. L’ile est déserte, ne mesure que quelques centaines de mètres. Enfin, sur l’ile il n’y a guère autre chose que de l’herbe balayée par les vents.
Gwendoline : - Je vois. Tu trouves étrange que l’on apporte du matériel industriel sur un lieu aussi isolé.
Molly : - Exactement. Ceci me paraît louche.
Dolly : - Et comme nous rêvons de devenir des aventurières. Enfin, Gwen est devenue une aventurière.
Gwendoline : - Molly, tu penses que nous devrions essayer d’en savoir plus sur ce sujet ?
Molly : - Eh bien, j’ai fini mes livraisons. Je n’ai donc plus de raison d’aller naviguer dans les parages de cette ile. Plus exactement le prochain ravitaillement n’est prévu que dans une semaine.
Dolly : - De mon côté, je ne voudrais pas m’éloigner trop longtemps d’Albert.
Molly : - Tu pourrais lui en parler. Peut-être que l’aventure le tenterait ?
Dolly : - Je le ferai, mais je ne crois pas qu’une telle recherche le passionnerait ?
Gwendoline : - Pas si sûr ! Compte-tenu de ce que son frère a un penchant marqué pour l’aventure.
Molly : - Gwendoline, c’est toi qui as fait tes preuves. C’est toi qui as gagné tes galons d’aventurière.
Gwendoline : - Bon, je vais y réfléchir. Je vous tiendrai au courant.


Bien sûr Gwendoline ne se sent pas de taille à entreprendre une telle opération. Elle a toutefois décidé d’en parler à Andy. Celui-ci l’a écouté avec attention. Après avoir réfléchi, Andy lui a expliqué :
- Je trouve votre question fondée. C’est insolite d’installer du matériel industriel sur une ile déserte, en dehors des voies commerciales.
Andy : - Je regrette de devoir m’occuper d’une autre mission, qui paraît plus pressante que du matériel technique sur une ile.
Andy : - Je pense que cette investigation ne présente pas de danger particulier. Alors voici ce que je te propose : tu demandes le concours d’une bonne journaliste et tu te charges de cette enquête.
Gwendoline : - Mais oui ! Je vais demander à Diana de venir !
Andy : - Qui sait ? Peut-être trouvera-t-elle l’occasion d’écrire un bon article ?

Andy serre Gwendoline contre lui.
- Je compte sur toi pour me tenir au courant !


Le lendemain, le temps est beau. Diana et Gwendoline sont à bord d’un chriscraft, en route vers l’ile qui suscite leur intérêt. Diana porte un ensemble en jean. Gwendoline s’est habillée avec un ensemble en cuir brun. Un veston, une jupe courte respectent sa silhouette féminine. Gwendoline se sent protégée dans ces vêtements. C’est le printemps mais ce n’est pas encore l’été. Il y a souvent beaucoup de vent en bord de mer, elle a choisi de porter des bottes. Gwendoline laisse flotter ses cheveux au vent. Elle apprécie de partir à l‘aventure, au grand air. Bon, pas vraiment à l’aventure, il s’agit juste d’aller interviewer les personnes résidant sur une ile.

Après presque une heure de navigation, le chriscraft aborde le ponton de l’ile. Les filles sont accueillies par des gardes en uniforme. Les gardes sont équipés du matériel standard des officiers de sécurité et surtout ils sont armés. Comme l’avait prédit Molly, quelques bâtiments en tôle se dressent sur l’ile. Un panneau d’affichage porte l’inscription SEAGOLD Ltd.
Diana ayant exhibé sa carte de journaliste, les filles sont conduites dans le bureau du directeur, Hubert Delamort.
Celui-ci les accueille cordialement. Après leur avoir offert le café il leur a proposé de les piloter.

Les filles sont maintenant sur la côte ouest de l’ile. Elles voient des flotteurs entre le rivage et l’ile voisine, à environ 150 mètres.
Hubert : - Ces flotteurs supportent la grille, plutôt une sorte de tissu, que nous avons étendu dans l’eau, entre les deux iles.
Hubert : - Cette grille est recouverte d’un produit servant à filtrer l’eau de la mer.
Hubert : - Voyez-vous, le Gulf-Stream génère un courant d’environ 1 kilomètre par heure entre les iles. Un courant suffisant pour assurer un bon débit qui nous permet de filtrer de grandes quantités d’eau ; mais un courant suffisamment faible pour que notre grille pêche l’élément que nous convoitons.
Gwendoline : - Que recueillez-vous ?
Hubert : - J’y viens. Une fois notre grille saturée, nous la retirons de l’eau pour en extraire la récolte.

Hubert a conduit ses hôtes dans un bâtiment. Le bâtiment abrite des appareils que les filles ne reconnaissent pas. Hubert désigne un appareil volumineux.
Hubert : - Ce four sert à faire fondre notre récolte, qui est ensuite moulée en petits lingots. Regardez !

Un homme manœuvre l’appareil. Un liquide incandescent coule dans des petits moules rectangulaires. Hubert fait signe à une jeune femme. Celle-ci lui remet deux petits étuis plats. Hubert tend ces étuis aux filles.
Hubert : - En signe d’amitié, permettez-moi de vous offrir un échantillon de notre production !

Les filles découvrent que leur étui contient une pièce, plutôt un médaillon, en or ??
Hubert : - Vous avez compris. La valeur de cet objet en tant que médaillon est négligeable. Il a revanche un peu de valeur, en tant qu’once d’or pur. (**)
Diana : - Vous extrayez donc de l’or de la mer ?
Hubert : - Précisément ! L’eau de mer contient de l’or. La concentration en or n’est pas la même d’une mer à l’autre. Ici nous mesurons une valeur moyenne, soit 5 milligrammes d’or par mètre cube d’eau. (***) (#)
Diana : - Impressionnant.

Gwendoline désigne les rails à voie étroite qui courent dans le bâtiment.
Hubert : - La grille attrape aussi un peu de sel, parfois un coquillage, quelques impuretés. Nous plaçons ces résidus dans un petit wagonnet.

Les filles ont suivi Hubert qui a longé les rails. Les trois personnes sont arrivées à l’extrémité nord de l’ile. Un homme pousse un wagonnet. Arrivé au rivage, il bascule le godet du wagonnet et vide le wagonnet dans la mer.
Diana : - Eh bien, il nous reste à vous remercier de votre hospitalité, de votre amabilité, de votre générosité et à prendre congé.
Le petit groupe reprend la direction des installations, Hubert Delamort plaisantant sur le fait qu’il espère que les deux journalistes écriront un bon article.

Diana ouvre la porte du bâtiment abritant les bureaux.
Hubert : - Non !
Hubert a promptement sorti un sifflet de sa poche. Diana s’est trompée de porte. Ce n’est pas la porte qui donne sur les bureaux. Hubert donne quelques brefs coups de sifflet. Les gardes se précipitent.
Hubert a l’air vraiment contrarié.
- Vous avez vu ce que vous ne deviez pas voir !
Hubert : - Gardes ! Attachez-les soigneusement et enfermez-les dans la pièce qui sert de salon de thé.


Diana et Gwendoline sont maintenant seules dans une petite pièce. Leurs poignets sont entourés de lanières de cuir. Les filles ont leurs poignets cruellement attachés dans leur dos. Il y a une table et quelques chaises dans la pièce. Un buffet porte des tasses, une cafetière, une théière etc…
Gwen : - Ils ont rudement serrés nos liens.
Diana : - Quel luxe ! Des lanières en cuir, assorties à ta tenue. Evidemment ça te manquait !
Gwen : - Tu as quelque chose pour couper nos lanières ?
Diana : - Non. Et les gardes se sont assurés qu’il n’y a rien de coupant dans la pièce.
Gwen : - On essaie de défaire les nœuds avec nos dents ?
Diana : - Pas si vite ! D’abord cette fois nous sommes attachées avec des liens en cuir. Ensuite, en admettant que nous arrivions à nous libérer, que veux-tu faire ?
Gwen : - Filer d’ici ?

Diana invite Gwen à regarder par la fenêtre. Elles voient leur chriscraft qui s’en va.
Diana : - Si nous n’étions pas attachées, nous pourrions certainement nous évader de cette pièce. Peut-être en passant par la fenêtre. Mais pour aller où ? L’ile ne mesure que quelques centaines de mètres. Il y aurait aussi une douzaine de gardes professionnels armés à affronter.
Gwen : - Andrew sait que nous sommes ici.
Diana : - Oui, mais il est en mission. Il faudra un peu de temps pour qu’il se rende compte que nous sommes en détresse. D’ici là qui sait ce que nous serons devenues ?

Gwen : - Bon, dis-moi. Qu’est-ce que tu as vu et que tu ne devais pas voir ?
Diana est visiblement perplexe.
- Un tas de pierres.
- Tu plaisantes ? Hubert nous a capturées et attachées parce que tu as vu… un tas de pierres ?
- Oui. C’est bien ça. Je t’avoue que je ne comprends pas non plus.
- Il doit y avoir bien autre chose que ce que ce cher Hubert a bien voulu nous montrer.
- Oui, mais pour l’instant nous sommes bien mal parties !


(*) : Cette péripétie est racontée dans l’épisode 8.
(**) : Une once est égale à 31,1 grammes. La valeur approximative est de 2500 Euros (en 2024).
(***) : C‘est vrai ! L’eau de mer contient en moyenne cette quantité d’or !
(#) : En supposant une efficacité de l’extraction de l’or de 100% et en supposant que la section du détroit filtré est semi-circulaire, un lecteur peut-il nous calculer la quantité d’or que la Seagold est susceptible de récolter chaque jour ? (le professeur Marachin nous donnera la réponse à la fin de l’histoire).

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Re: Les aventures de Gwendoline 19 [Enquête à Seagold]

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Episode 19.2. Incompréhensions pour Gwendoline

Diana se démène rageusement contre sa camisole. Gwen, elle aussi ligotée dans une camisole, tente de calmer son amie.
- C’est inutile. Ligotées dans nos camisoles nous ne pouvons rien faire.

Diana et Gwen sont restées quelque temps enfermées dans la pièce sur l’ile de la Seagold.
Deux gardes sont venus les bâillonner. Elles ont été embarquées dans un chriscraft, conduites à terre, fourrées dans une camionnette, et emmenées. Il faisait déjà nuit quand elles sont arrivées à destination : l’institut du brin d’air.
Les deux amies ont été dépouillées de leurs vêtements, à l’exception de leurs bas. Elles ont été pourvues de petites ballerines, elles ont été étroitement enveloppées dans des camisoles fermement serrées.
Maintenant les deux amies sont enfermées dans une cellule aux murs capitonnés. Leur cellule n’est meublée que de deux matelas et de quelques couvertures.

Gwen : - Tu sais, Jennifer, Jill, Daphné et moi-même nous avons été ligotées dans ces abominables camisoles pendant des jours et des jours. Crois-moi, nous avons tout essayé. Nous ne pouvons pas les enlever. (*)
Diana se résigne et soupire : - Oui, tu as raison.
Gwen : - Je ne comprends pas ? Les activités illégales de cet institut ont été démantelées. Alors comment se fait-il que nous soyons ligotées ici ?
Diana : - Demain nous pourrons certainement établir que nous sommes ici par erreur. Nous serons rapidement libérées. Pour l’instant, dormons. Nous ne pouvons rien faire d’autre, de toute façon.


Le lendemain, une infirmière est venue habiller les filles d’épais bâillons. Les filles ont ensuite été menées dans le bureau du médecin psychiatre.
Le médecin : - Mesdemoiselles, j’ai là votre dossier.
Diana : - mmmm !!
Le médecin : - Vous voyez des pierres dans des bureaux, des personnes qui pêchent de l’or dans l’eau de mer avec un filet, un train dans les Hébrides, une usine sur une ile déserte.
Gwen : - mmmmhh !!
Le médecin : - Je vois. Vous êtes victimes d’un syndrome d’hallucinations dues au surmenage.
Diana : - mmmmpphh !!
Le médecin : - Rassurez-vous, ce n’est pas bien grave. Un peu de repos, de la détente et tout rentrera dans l’ordre. Dans un ou deux mois vous serez remises à neuf et vous pourrez quitter notre maison.
Le médecin : - Aujourd’hui nous faisons quelques analyses puis nous commençons votre programme de remise en forme.
Gwen : - mmmm ??
Le médecin : - Repos, massages, bains, quelques calmants légers. Rien de bien alarmant.
Le médecin : - En attendant le résultat des analyses, allez donc prendre l’air en vous promenant dans la petite cour.

Diana et Gwen sont dans la petite cour. De pénibles souvenirs reviennent à l’esprit de Gwen. Elle se rappelle les jours d’angoisse qu’elle a passé dans cette cour. Elle était affreusement ligotée dans une camisole, en compagnie de ses amies. Jennifer, Daphné, Jill, Michèle…
Il y a des changements : cette fois elle est bâillonnée ; cette fois elle n’a pas à craindre d’être maltraitée, elle sera libérée dans quelque temps.
Andy ? Pourra-t-il la retrouver ici ? Elle est partie pour une interview. Comment Andy pourrait-il penser à venir la retrouver ici ?
C’est inimaginable.

La journée se déroule, monotone. Les deux amies sont ligotées dans leur camisole. Elles sont bâillonnées. Elles ne peuvent rien faire.
Le soir venu, elles sont reconduites dans leur cellule. Leurs bâillons sont retirés.
Diana : - Tu crois qu’ils vont nous laisser ligotées dans nos camisoles durant tout notre séjour dans l’institut ?
Gwen : - Oui ! Ils n’aiment vraiment pas délivrer les filles enfermées dans leur camisole. De plus ils vont nous laisser bâillonnées durant les journées. Pour éviter que nous tentions d’alerter sur notre sort.
Diana : - Ligotées dans une camisole pendant un mois ! Peut-être deux ! On va devenir folles !
Gwen : - Je compte sur Andy. Il est très fort. Il va nous retrouver !
Diana : - Je sais qu’il est très fort, mais il n’a aucune chance de nous rechercher ici.
Gwen : - Je lui fais confiance. Il nous retrouvera. Nous ne resterons pas tout un mois ici.


Le lendemain matin, à leur surprise, les filles ont été délivrées de leurs camisoles, leurs vêtements leurs ont été restitués. Elles ont été conduites à l’accueil.
Norbert les attendait.
Diana, heureuse, s’est jetée dans les bras de son ami. Les trois personnes ont quitté l’institut. Gwendoline a ressenti un pincement au cœur, son Andy n’étant pas là.
- Où est Andy ?
Norbert : - Euh, il n’a pas pu venir.
Diana : - Où est-il ?
Norbert : - C’est que…
Gwendoline : - OK, dis-nous !
Norbert : - Il fait la sieste chez lui.
Diana : - Quoi ? La sieste ? C’est le matin !

Diana et Gwendoline ont convaincu Norbert de déposer cette dernière devant l’appartement d’Andrew. Diana a jugé préférable de laisser Gwendoline retrouver Andrew sans interférence. Gwendoline s’est rendue devant la porte de l’appartement. Elle hésite. Trop de choses ne sont pas claires. Elle frappe puis entre.
Une douce voix de femme s’élève : - C’est toi, chéri ?

Gwendoline a la surprise de se retrouver devant une belle fille blonde, habillée élégamment d’un tailleur rouge très foncé.
Gwendoline : - Où est Andrew ?
La fille : - Dans sa chambre.

Gwendoline veut en avoir le cœur net. Elle vérifie. Oui, Andrew est couché sur son lit. Il dort paisiblement.
Gwendoline le réveille.
- Andy chéri, c’est ta Gwendoline qui souhaiterait obtenir quelques explications.
- OK, mais d’abord, prépare-moi une grande tasse de pur arabica du Brésil.

Gwendoline a préparé et servi le café. Elle sait que ce café est le plus corsé dans la palette d’Andrew.
Andrew : - Voici Elaine Marachin. Elle est la fille d’un chimiste qui travaille pour le gouvernement. Elle est à la recherche de son père qui a disparu. Je suis chargé de l’enquête car son père vient de réaliser une découverte importante.
Elaine : - Mon père travaillait sur un moyen d’exploiter des ressources aurifères.
Andrew : - Il semblerait qu’une organisation criminelle tente de s’emparer du procédé du professeur Marachin.
Gwendoline : - Le professeur a mis au point une méthode permettant d’extraire de l’or ?
Elaine : - Oui. Il est vraisemblable que des criminels veulent lui extorquer son invention.
Andrew : - Et Elaine a échappé de peu à un enlèvement !
Gwendoline : - Attendez ! Il faut que je vous…
La sonnerie du téléphone sonne. Andrew se précipite pour décrocher. Quelques secondes plus tard il explique :
- Il y a des événements en cours au laboratoire du professeur !
Elaine : - Vite ! Précipitons-nous à son laboratoire ! Nous avons une chance de retrouver mon père.
Gwendoline : - Je viens aussi. J’ai des choses à t’expliquer.

Andrew réfléchit un bref instant. Il tend un petit pistolet à Gwendoline et ordonne.
- Prend ça. Les explications sont pour plus tard.

Les trois personnes quittent précipitamment l’appartement.

Les trois personnes arrivent rapidement à la villa du professeur. Andrew a conduit très vite. Il a un véhicule apparemment normal. Il est pourtant équipé d’un gyrophare normalement rangé sous le tableau de bord. Un système aimanté permet de le caler sur le toit de la voiture. C’était la première fois que Gwendoline voyait Andrew utiliser les sirènes et gyrophares de son véhicule.
Le professeur habite une très grande maison. Pratiquement un manoir, entouré d’un immense terrain, lui-même entouré d’un mur. Andy, suivi de ses deux amies, pénètre dans la maison.
Andrew et ses compagnes visitent le rez-de-chaussée. Ils passent dans le salon, la cuisine, la salle à manger, le vestibule, un petit salon.
La maison semble déserte.
Elaine : - Le laboratoire de mon père occupe tout le sous-sol.
Gwendoline regarde par la fenêtre. Près des buissons qui jouxtent le mur au fond de la propriété elle voit deux hommes. Les deux hommes sont engagés dans une altercation.
Andrew : - Restez-là ! Je vais aller me rendre compte.
Andrew s’approche des deux hommes. Les deux hommes se mettent à engager Andrew dans leur altercation. Andrew tombe à terre. Il se relève et…
Deux autres hommes agrippent les deux filles et les entrainent…


(*) : Ces vicissitudes sont racontées dans l’épisode 5.

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Re: Les aventures de Gwendoline 19 [Enquête à Seagold]

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Episode 19.3. Gwendoline en vadrouille

Elaine et Gwen sont assises dans un petit camion. Elles sont assises sur le plancher du camion, elles s’appuient contre les parois du camion. Elles se font face. Elles ont leurs poignets attachés dans leur dos. Leurs chevilles sont croisées et attachées. Elaine se tortille dans ses liens. Elle tente de se détacher. Elle tente de se mettre dans la position la moins inconfortable possible.
Gwen essaie de réconforter Elaine :
- Courage ! Nous pouvons compter sur Andrew pour venir à notre rescousse.
Elaine se met à ricaner.
- Ce minus ?
- Ce n’est pas un minable ! C’est l’un des meilleurs agents de tout le service.
- Ha, ha, ha (Elaine rigole).
- Il est même plus fort que Sherlock Holmes.
- Ouah, ha, ha (Elaine rigole à gorge déployée).
- Si ! Il a résolu toutes ses affaires, en un temps record.
- Ha, ha, ouah ha, ha (Elaine éclate de rire).
Elaine : - Arrête ! J’ai mal au ventre tellement je rigole et comme je suis attachée je ne peux pas me masser le ventre.

Quelques instants plus tard, Elaine a encore quelques larmes aux yeux. Elle a bien rigolé. Elle regarde Gwen comme s’il s’agissait d’une bête curieuse.
- Tu n’es pas avec Andrew, n’est-ce pas ? Pas avec ce minable ?
- Je l’aime.

Elaine soupire.
- Au moins tu m’as bien fait rire. Plus sérieusement, regarde ça :
Un : Il n’a pas été capable de protéger mon père qui a été enlevé.
Deux : Il a perdu la trace de mon père.
Trois : Il a passé la journée d’hier à te rechercher et à rechercher mon père. Sans succès : il n’a retrouvé personne.
Quatre : Il a préféré faire la sieste et il a laissé à son ami le soin d’aller te rechercher.
Cinq : Il est immédiatement tombé dans un piège à la maison de mon père et,
Six : Il n’a pas été en mesure d’empêcher notre enlèvement.
Alors dis-moi, aurait-il seulement pu être moins compétent ?

Gwen fronce les sourcils. Elle se met à bouder et à réfléchir. Oui, vu comme ça son Andy a agi comme le dernier des incapables. Elle connaît son Andy. Elle sait de quoi il est capable. Elle sait aussi qu’avec lui les apparences peuvent être trompeuses. Elle lui garde toute sa confiance.
Gwen se dit qu’elle a au moins deviné la raison de la sieste insolite d’Andy ce matin. Il aura passé toute la journée d’hier, et probablement la nuit, ou les nuits, à sa recherche. Cela explique sa fatigue singulière.
Gwen poursuit ses pensées. Il y a bien des choses qui ne « collent » pas. Diana a vu un tas de pierres et ça lui a valu de se retrouver ligotée dans une camisole, en compagnie de Gwendoline. Cela n’a pas de sens. Ensuite pourquoi la Seagold enlèverait-elle le professeur ? Pour s’emparer de son invention ? C’est absurde. La Seagold la met déjà en œuvre. Pour lui voler sa part des bénéfices ? C’est aberrant, Hubert a généreusement donné des médailles en or à ses visiteuses (Diana et Gwendoline ont conservé ces médailles). Non décidément, trop de points sont insensés dans cette histoire. Gwen se conforte dans ses certitudes. Elle sait qu’Andy sait ce qu’il fait. Elle finira par obtenir les explications.

Elaine s’adresse à Gwendoline.
- Mon père travaille souvent pour le gouvernement. Il y a quelque temps mon père et moi nous avons rencontré un agent des services spéciaux. Un agent compétent. Tu le connais peut-être ? C’est U69.

Gwen marque un soubresaut. Elle ne s’attendait pas à entendre ce nom. De vieux souvenirs se rattachent à ce nom. Elaine a remarqué le tressaillement de Gwen. Gwen se contente de murmurer.
- Elle n’est plus en service.
- Ah ? Je suppose que tu as pris sa succession ? Dans ce cas dois-je t’appeler U70 ?
- Gwendoline, ou Gwen, serait convenable.
- Oui, bien sûr, discrétion oblige.
Elaine : - Dis, pourquoi U69 s’est-elle éloignée du service ?
Gwen : - En vérité, elle est tombée en disgrâce.
Elaine : - Vraiment ? Il a dû se produire un concours de circonstances. Mon père a des appuis hauts placés sans le gouvernement. Je lui demanderai d’intervenir en sa faveur. Tu retrouveras ta collègue.

Gwen est troublée. Non, elle ne souhaite pas le retour d’U69. Elle ne veut plus entendre parler d’U69. Elle se rappelle trop bien les longues heures qu’elle a passé ligotée, sous la domination d’U69. Elle ne veut plus vivre ça. Elaine est pourtant de bonne volonté. Elaine connaît U69 pour ses qualités d’agent. Les apparences montrent Andrew comme étant le plus inapte des agents.

Elaine remarque le trouble de Gwendoline. Elle la regarde gentiment.
- Courage ! Il y a quelqu’un sur qui nous pouvons compter pour venir à notre rescousse.
- Explique-toi.
- Il y a mon petit ami. Il s’appelle André. Il est très fort. Tu verras, il nous sauvera.
Elaine s’amuse.
- C’est amusant. Nous sommes toutes les deux des blondes et nos aimés ont le même prénom. Enfin le tien a la variété anglaise, le mien a la variété française. La vraie différence est qu’André est capable, pas comme ton assistant Andrew.

Gwen fait la moue. Elle ne veut pas entrer dans une dispute avec Elaine. Elle se contente d’une réponse mesurée.
- Nous verrons bien lequel des deux est le plus compétent.
Elaine se contente d’un sourire.

Le camion a poursuivi sa route, emmenant les filles attachées. Des tremblements secouent le camion. Il ralentit ? Des cahots. Le camion penche sur le côté et s’immobilise. Gwen devine que les roues gauches du camion se sont engagées dans le fossé bordant la route. Des bruits. Des portières qui claquent. Encore des bruits.
Un jeune homme bien habillé monte dans le camion. C’est un bel homme aux cheveux noirs bien peignés. Il s’adresse à Elaine.
- Tu vas bien, Elaine chérie ?
- André ! Je savais que tu viendrais.
André se met en devoir de délier Elaine. Dès qu’Elaine est libre il l’interroge à propos de Gwen.
Elaine : - C’est l’agent qui a pris la succession d’U69.
Gwendoline est rapidement délivrée. André aide les deux filles à descendre du camion. Le camion est au bord de la route, ses roues gauches sont dans le fossé. Les environs sont déserts. C’est la campagne.
Gwendoline : - Où sont passés les conducteurs du camion ?
André : - Je les ai mis en fuite. Ils ont détalé tellement vite qu’ils doivent déjà être loin.

Elaine adresse un sourire de satisfaction à Gwendoline. Celle-ci est troublée. Où est donc son Andy ? Cet André est-il vraiment le héros de cette histoire ?
D’une voix suave André invite les filles à monter dans son automobile. Il ajoute.
- Je vais d’abord vous conduire en sécurité, ensuite nous nous mettrons à la recherche de ton père.
Elaine : - Je te suis !

Les trois personnes ont pris place à bord de la voiture d’André. André pilote la voiture. La voiture n’a parcouru que quelques centaines de mètres que des vibrations se font sentir. André gare la voiture au bord de la route. Les passagers descendent. Ils constatent qu’un pneu est dégonflé.
André : - C’est clair. Nous avons crevé. Je change la roue et nous repartons.

André ouvre le coffre. Il dispose le cric, la manivelle, la roue de secours à côté de la roue défectueuse. Il met le cric en place, commence à le manœuvrer pour soulever la voiture. Deux véhicules s’approchent.
André : - Malheur ! Les gangsters. Et je ne suis pas armé.
André : - Fuyons !

Gwendoline a toujours le petit pistolet qu’Andrew lui a donné dans sa poche. Un petit pistolet contre un groupe ennemi. Gwendoline est d’accord : la fuite offre les meilleures perspectives. Les trois personnes se précipitent dans les champs. Il y a des bosquets à proximité.
Les deux voitures s’arrêtent. Huit hommes en descendent. Les trois fuyards sont hors de vue, cachés par un bosquet.
Les trois personnes continuent leur fuite pendant quelque temps, courant d’un bosquet à l’autre.
André s’arrête et se retourne.
- On dirait que nous leur avons échappé.
Elaine : - Nous avons profité du relief, des haies et des bosquets.
Gwendoline : - La chance est avec nous.
André réfléchit puis il déclare.
- Je propose de continuer.
Elaine : - Oui, les astres sont avec nous. De plus, si nous retournons sur nos pas nous risquons de tomber nez-à-nez avec nos poursuivants.

Quelques kilomètres plus loin les trois personnes arrivent à une maison. Une petite maison, entourée de végétation. Une vielle maison de campagne, visiblement abandonnée.
Elaine : - Profitons-en pour prendre un peu de repos.

Il reste quelques meubles abimés et poussiéreux dans la maison. Les filles s’asseyent. André explore la maison. Quelques minutes plus tard il rejoint les filles.
- Il reste quelques boites de conserve. Il y a un puits devant la maison. Il y a quelques couvertures dans un placard. Il reste des rondins de bois. Nous pourrions passer la nuit ici. Nous devrions être en sécurité.
Elaine sourit aimablement à l’intention d’André.
La perspective de passer la nuit dans cette maison abandonnée n’enthousiasme guère Gwendoline. Elle pense à son Andy. Elle n’a pas de meilleure alternative.

Le soir est venu. Les trois rescapés ont diné. Ils se sont installés devant le feu dans la cheminée. Ils se sont revêtus de quelques couvertures.
André : - Rassure-toi, Elaine, demain nous nous remettrons à la recherche de ton père.
Elaine se serre contre André.
- Je ne m’inquiète pas. Je te fais confiance.
André : - Gwendoline, où en est exactement l’enquête concernant le professeur Marachin ?
Gwendoline : - Elle piétine. Beaucoup de questions ne sont pas résolues.
Elaine : - Elle n’est pas près d’aboutir. Les services spéciaux l’ont confiée à des agents sympathiques mais étrangement pas à des agents d’élite.

Gwendoline s’enfonce sous sa couverture. Rien ne « colle » dans cette histoire. Andrew semble être un bon-à-rien. Comment est-ce possible ? Seul point positif, pour une fois elle n’est pas ligotée. Quel plaisir de ne pas être serrée dans d’abominables cordes, de pouvoir bouger librement. Mais quelle situation. Elle est avec Elaine et André. André est un bel homme, athlétique, gentil, courageux, intelligent. Elle se dit qu’Elaine doit être heureuse d’être avec un homme tel que lui. Gwendoline n’est pas jalouse. Elle a son Andy. Elle l’aime pour toute une série de raisons. Elle sait qu’elle peut compter sur lui. Elle est sans nouvelles de ses amis. Elle pense à Diana, à Norbert, et surtout à Andy. Les questions se bousculent dans sa tête. Elle se laisse gagner par le sommeil. Demain elle retrouvera son Andy…

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MacWilly
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Ce que je déteste : Les baskets, l'injustice et les fausses accusations, l'hypocrisie, les passages "esclaves" de la saga goréenne, les humiliations. Les interactions 'homo'.
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Re: Les aventures de Gwendoline 19 [Enquête à Seagold]

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Episode 19.4. Gwendoline retrouve le professeur

Le lendemain le Soleil se lève, annonçant une belle journée de printemps. Après un petit repas pour bien commencer la journée, André propose de suivre la route qui part de la maison. La route est en réalité un chemin de campagne, bien peu entretenu.
Une demi-heure plus tard, le petit groupe arrive à une ferme.
Trois hommes armés surgissent.
Gwendoline pense à son pistolet mais y renonce. Son arme est dans la poche de son veston, les trois adversaires ont leurs armes à la main.
L’un des hommes se munit de cordes et déclare.
- Je vais commencer par attacher les filles. J’aime bien attacher les filles.
Ses deux complices ricanent pendant que le rustre attache les poignets d’Elaine dans son dos. Il doit y prendre plaisir. Il entoure soigneusement les délicats poignets de plusieurs tours de corde, serre vigoureusement, serre et resserre les nœuds.
Gwendoline subit le même traitement.
Les trois rustauds se tournent maintenant vers André. Il profite de leur instant d’inattention. D’un coup de pied il projette en l’air un browning et d’une main il saisit l’autre. Il lance :
- Sauvez-vous !
Elaine et Gwendoline comprennent. Elles s’élancent vers les buissons proches tandis qu’André s’engage dans le combat avec les trois pendards.

Les filles ont dévalé une cinquantaine de mètres que Gwen freine Elaine. Elles sont derrières plusieurs haies. Embusquées, elles regardent l’altercation. Un des hommes se relève laborieusement. André est aux prises avec les deux autres.
Elaine tire furieusement sur ses liens.
Gwen : - Inutile. Nous sommes trop bien attachées pour pouvoir nous libérer rapidement.
Elaine : - Et attachées comme nous sommes nous ne pouvons pas aider André.

Le baroud se poursuit.
André a le dessous. Il est maitrisé par les trois lourdauds.
Elaine grimace : - Ils sont à trois contre un.
Gwen se dit que son Andy aurait été victorieux, lui. Mais il y a plus pressé :
- Vite, éloignons-nous. Ils ne vont pas tarder à se mettre à notre poursuite.
- Tu veux fuir, avec les mains attachées dans le dos ?
- Tu peux aussi aller les rejoindre directement.
- Tu as raison, allons-nous en.

Un moment plus tard les deux filles progressent dans une forêt. Elaine s’arrête. Elle soupire.
- Attend ! Réfléchissons.
- Si tu veux.
- Nous sommes cruellement attachées. Nous ne pouvons pas nous libérer. Nous ne savons pas où nous sommes.
- Si nous retournons sur nos pas nous risquons de tomber dans les mains de nos kidnappeurs. Donc la meilleure chose à faire est d’avancer. Nous finirons bien par trouver de l’aide. A moins que tu n’aies un meilleur plan ?

Elaine hésite. Elle se range à l’avis de Gwen. Les filles reprennent leur marche. Elaine marche sur un morceau de branche qu’elle n’avait pas vu sous les feuilles mortes. Elle tombe. Gwen s’inquiète.
- Tu vas bien ?
- Oui. Je suis tombée sur une épaisse couche de feuilles mortes. Je ne me suis pas fait mal.

Elaine se retourne. Roule sur le sol, s’alarme.
- Gwen, je ne peux pas me relever.
Elaine se tortille. Elle reste couchée sur le sol. Elle tente encore de se lever. Elle reste au sol.
- Gwen, le sol est mou. Avec mes mains attachées dans mon dos je ne peux pas prendre d’appui. Aide-moi !
- Je ne peux pas. Moi aussi je suis attachée.

L’inquiétude se lit sur le visage d’Elaine. Attachée, sur un sol recouvert d’une couche de feuilles mortes, elle ne peut pas se relever. Va-t-elle rester couchée sur sol ? Gwen reste calme. Elle conseille.
- Elaine, couche-toi sur le dos. Tend tes jambes, lève-les puis lance-les en avant en essayant de soulever tes épaules pour t‘assoir.
- Bien, maintenant que tu es assise, plie tes jambes et redresse-toi en t’appuyant sur une jambe.

Quelques instants plus tard, Elaine est debout, recouverte de feuilles mortes. Gwen brosse maladroitement quelques feuilles mortes avec ses mains.
Elaine soupire.
Elaine se met à tirer rageusement sur ses liens. Elle se tortille, se démène. Elle lutte contre ses liens. Elle tire vivement sur ses liens. Gwen tente de la réconforter :
- C’est inutile. Ils nous ont tellement bien mis nos liens que nous ne pouvons pas les enlever.
- Quelle horreur de porter ces liens. J’en ai assez d’avoir mes mains attachées dans mon dos. Si seulement on pouvait se libérer.
- Courage. Remettons-nous en route.
- Encore bravo pour tes instructions. On dirait que tu as de l’expérience ? Ce n’est pas la première fois que tu es attachée ?

Gwen répond évasivement : - Cela m’est déjà arrivé d’avoir mes mains attachées.
Gwen se dit qu’il n’est pas utile de dire à Elaine qu’elle a déjà été ligotée, attachée, entravée, enchainée et autres. Tellement de fois qu’elle ne compte même plus. Au moins, cela lui a permis de dire à Elaine comment faire pour se relever !

Les deux filles continuent leur progression lorsqu’un grognement émane d’un buisson. Elles s’arrêtent. Gwen avance d’un pas. Le grognement se fait plus menaçant.
Elaine : - Un animal sauvage. Nous sommes attachées, nous devons faire demi-tour.
Gwen avance encore d’un pas. Le buisson frissonne. Elaine pâlit. Gwendoline est une fille de la campagne. Elle connaît la nature. Elle pense à un sanglier. Les sangliers n’attaquent pas les hommes. Quoique ! Un vieux mâle peut charger une personne et la blesser. Gwen désigne avec sa tête la poche droite de son veston.
- Elaine, sors le pistolet de ma poche et place le dans mes mains.
Gwen : - Je n’ai pas eu l’occasion de m’en servir auparavant. Il s’agit d’une mesure de prudence. Au cas où un ou deux sangliers nous chargeraient.

Gwen a maintenant son pistolet semi-automatique dans sa main. L’animal grogne de nouveau. De manière menaçante.
Bon, Gwen est armée, elle avance lentement. Le buisson frémit. Si le sanglier charge elle pourra l’arrêter avec son arme.
Elaine n’est pas rassurée.

Gwen a dépassé le buisson. Elle appelle Elaine qui vient la rejoindre. Gwen désigne le buisson.
Elaine découvre que les grognements provenaient d’un haut-parleur ! Un simple mécanisme agitait le buisson. Gwen regarde les arbres et remarque un petit boitier.
Gwen : - Un détecteur qui commande un haut-parleur et un petit mécanisme. Que penses-tu de ça ?
Elaine : - Visiblement un dispositif destiné à effrayer les promeneurs et les inciter à s’éloigner.

Elaine et Gwen réfléchissent. Que faire ? Après quelques instants Gwen prend la parole.
- Je propose d’avancer prudemment et discrètement afin d’identifier ce qu’il y a devant nous. Si nous identifions un danger, nous nous éclipsons. Sinon nous serons enfin détachées.
- J’en ai assez d’avoir mes mains attachées. Suivons ton plan.

Elaine a remis le pistolet dans la poche de Gwen. Les deux filles avancent maintenant aussi discrètement que possible. Bientôt elles entendent des bruits de moteurs. Des moteurs de machines. Elles se disent qu’elles approchent d’une entreprise. Une scierie peut-être.

Les filles s’approchent encore, en se dissimulant derrières les fourrés.
Les deux amies découvrent une petite clairière. Un chantier occupe la place. Quelques baraques, un bulldozer charge un camion-benne. Des matériaux de construction sont posés sur le sol. Les deux filles se regardent.
Elaine : - Qu’en penses-tu ?
Gwen : - Un honnête chantier. Je propose d’aller leur demander de l’aide, de nous détacher.

Elaine approuve et les filles s’avancent.
Elles sont accueillies par un homme qui s’amuse.
- Deux jolis oiseaux. Avec leurs ailes attachées dans leur dos. Comme c’est mignon !
- Aidez-nous ! Nous avons été enlevées. Nous sommes attachées.
L’homme : - Suivez-moi. Nous allons arranger ça.

L’homme conduit les filles vers une petite baraque. Gwen a un mauvais pressentiment, les filles sont toujours attachées. Mais que peut-elle faire ? L’homme invite à entrer dans la baraque. Un homme âgé d’une cinquantaine d’années s’y trouve. Il porte un costume gris foncé un peu fripé. Ses cheveux mêlés de cheveux blancs sont mal peignés. Il est assis sur une chaise.
Elaine : - Papa !
Les filles découvrent que l’homme porte une chaine qui relie sa cheville à une lourde pièce métallique.
L’homme fixe une chaine aux chevilles des deux filles. Les deux chaines se terminent sur une lourde pièce métallique, à quelque distance du prisonnier.

L’homme : - C’est très mignon. Les beaux oiseaux sont dans leur cage. Et ils ne vont pas s’envoler. Ils ont toujours leurs ailes clipsées dans leur dos.
L’homme s’en va. Il ricane en précisant que c’est l’heure de gazouiller.

Les chaines laissent un peu de liberté aux prisonniers. Mais trop peu pour que les filles s’approchent du professeur. Les filles sont toujours attachées. Le professeur explique qu’il va bien, qu’il est bien traité. Il explique ne pas comprendre pourquoi il est retenu prisonnier. Ses geôliers ne lui demandent rien. Il ne sait pas non plus à quelle activité se livrent les ravisseurs.
Gwen remarque la présence d’une quatrième chaine, ce qui fait apparaître un grand sourire sur le visage d’Elaine.
Elaine : - Elle est évidemment destinée à André. Il n’est pas ici. Il est évident qu’il a réussi à échapper à nos kidnappeurs. Il va venir à notre aide.

Gwen s’est assise. Elle est songeuse. Elle pense à son Andy. Où est-il ? Et surtout que fait-il ? Le professeur remarque le trouble de Gwen. Il lui dit :
- Gwendoline, toi aussi tu as des réserves en ce qui concerne André ?
Elaine : - Papa !
Gwen : - C’est que…
Marachin : - Elaine, je sais bien que tu as des sentiments pour ton André. Ton père est vieux et avec l’expérience que j’ai je te dis que tu risques une grosse déception.

Elaine est mécontente. Elle a une chaine à sa cheville. Elle ne peut faire qu’un ou deux pas. Elle a toujours ses mains attachées dans son dos. Ses liens commencent à l’agacer sérieusement. Elle ne peut pas retirer ses liens. Au moins elle a retrouvé son père, son père qui est bien traité.
Gwen est dans la même situation qu’Elaine. Toujours attachée. Elle aimerait bien comprendre où elle est, ce qui se passe. Le professeur ne le sait pas lui-même. Le professeur a des réserves sur André. Gwen ne comprend pas. Bien des choses lui paraissent incompréhensibles.

Mais ? Les deux filles sont arrivées attachées et elles n’ont pas été fouillées. Elle a toujours son pistolet semi-automatique dans sa poche. Une idée lui vient. Quand elle sera enfin détachée elle pourrait en faire bon usage. Une balle devrait permettre de faire sauter le cadenas de la chaine. Armée, elle pourrait tenter de s’enfuir ? Peut-être même avec ses deux compères ?

Gwen : - Professeur ! Je possède un pistolet semi-automatique. Quand je serai enfin délivrée de mes liens nous aurons une chance de nous évader.
Marachin : - Bravo ! Mais surtout ne précipite pas les choses. Attend, patiente que leur surveillance se relâche pour agir au bon moment.
Elaine : - Pfft ! Ce plan est caduc ! Vous verrez que mon André nous aura sauvés bien avant qu’une occasion se présente à Gwendoline.

Gwen reprend ses pensées. Son Andy ? Que fait-il ? Elle sait qu’il est très fort, même si dans toute cette histoire il parait être le dernier des incapables. Où est-il en ce moment ? De son côté, Elaine a une grande estime pour André. Mais le professeur a des réticences en ce qui le concerne. Pourtant André n’est pas ici. Ceci donne à penser qu’il a réussi à échapper à ses ravisseurs. Va-t-il venir à leur secours ? Peut-être qu'André et Andy sont ensemble ? Andy peut-il la retrouver alors que le professeur lui-même ne sait pas où elle est ? Gwen a toujours son arme. Pourra-t-elle s’en servir pour fausser compagnie à ses ravisseurs ?
Que de questions, si peu de réponses.

Gwen décide de patienter.

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Re: Les aventures de Gwendoline 19 [Enquête à Seagold]

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Episode 19.5. Des explications pour Gwendoline

Le début de l’après-midi.
Les trois amis semblent avoir étés oubliés. Personne n’est venu les voir. Le professeur, enchainé à sa masse métallique, ne peut faire qu’un ou deux pas. Les filles, elles aussi enchainées, ne peuvent faire qu’un ou deux pas. Elles sont toujours attachées.

Les heures ont défilé, monotones.

Cela fait des heures que Gwen a ses mains immobilisées dans son dos. Elle aimerait bien pouvoir bouger ses bras. Gwen se dit aussi qu’elle mangerait et boirait bien un peu. Elle se met à rêver. Elle rêve que son Andy apparaisse, la détache, lui apporte à boire et à manger. On peut toujours rêver.

La porte s’ouvre. Andrew entre. Comme souvent il porte un pantalon noir et sa veste noire à poches multiples. Il lance.
- Salut tout le monde. Quoi de neuf ?

Le cœur de Gwen accélère. Andy ! Enfin !
Andy : - Je suis venu vous inviter à un petit goûter. Vous avez un peu de temps libre pour ça ?

Elaine secoue sa jambe pour faire cliqueter sa chaine.
Andrew : - Allons, les chaines ne sont pas à la mode et ne sont pas confortables, je pense.

Andrew se baisse. Il introduit la clé dans le cadenas puis retire la chaine de la cheville d’Elaine. Sous les regards ébahis, Andrew délivre aussi Gwendoline puis le professeur.
Elaine : - Détache-nous. Puis fuyons.
Andrew : - Ce serait vraiment irrespectueux. Le chef-cuisinier a préparé un petit goûter rien que pour nous.

Andrew s’est accroupi derrière Gwendoline. Il lui défait ses liens.
Gwendoline : - Chéri, nous sommes entourés de criminels. Nous sommes au milieu de leur base.
Andrew : - Mais non ! Tu te fais des idées.

Andrew a délivré sa Gwendoline. Il détache maintenant Elaine. Celle-ci s’exclame.
- Gwen ! Vite ! Utilise ton browning ! Andrew est dans le camp de nos ravisseurs.

Gwendoline a mis la main dans sa poche, elle a saisi son arme. Elle n’a pas sorti le pistolet de sa poche.
Gwendoline : - Non. C’est impossible qu’Andy nous trahisse !

Andrew vient de finir de détacher Elaine. Il ajoute calmement.
- Elaine, je vois que tu t’es laissée induire en erreur. Des explications s’imposent.
Le professeur : - C’est le moins qu’on puisse dire.

Andrew entraine le petit groupe vers le bâtiment immédiatement voisin. Le petit groupe n’a l’occasion de voir que les murs du bâtiment qu’il quitte et les murs du bâtiment qu’il pénètre. Le chantier et la clairière ont échappé à leurs regards.
Les personnes entrent dans une petite salle à manger. Il y a quatre tables en tout. Deux tables ont été rejointes pour en former une table plus grande.

Surprise ! Diana et Norbert sont installés à la table.

Les quatre personnes s’installent à la table où il reste un siège vacant. Le chef-cuisinier s’est approché en poussant un petit chariot sur lequel il a disposé plusieurs bouteilles. Il présente une bouteille à Andrew lorsqu’une femme en uniforme d’officier de police s’approche. C’est Hélène. Son uniforme arbore trois galons.
Les sept personnes se sont installées. Gwendoline a pris place à côté d’Andy. La table est garnie de toasts, de canapés et d’autres petites gâteries. Le chef-cuisinier a rempli les verres des convives. Il présente les petits fours sur un plateau, au grand plaisir de ses hôtes.

Andrew : - La chef des opérations nous a rejoints. Il est temps de conclure. Norbert, à toi.
Norbert : - Merci. Voici. Durant l’Antiquité les Celtes, plus généralement les Brittons utilisaient des pièces en or et fabriquaient des bijoux en or. Malheureusement, durant les conquêtes romaines, au milieu du premier siècle après Jésus-Christ, l’emplacement de la mine d’or d’où provenait cet or a été perdu.

Gwendoline et Elaine se regardent. Incrédules.

Norbert poursuit.
- Environ 2000 ans plus tard, un professeur d’histoire, passionné de géologie a retrouvé l’emplacement de la mine perdue.
Hélène : - Hélas, cet emplacement est aujourd’hui au milieu d’une zone écologique protégée. Comble de malheur, cette même zone est aussi une DrWPA, une zone à sous-sol protégé. (*)
Andrew : - Autrement dit, il est pratiquement impossible au pauvre professeur d’histoire d’obtenir une concession minière, et si par extraordinaire il en obtenait une, il serait criblé de taxes et de règlementations.
Norbert : - Il pense alors exploiter illégalement et clandestinement cette mine mais dans ce cas, que peut-il faire de son or ? Il se retrouverait en possession d’or dont il ne pourrait pas justifier la provenance. Cela attirerait rapidement l’attention des autorités.

Hélène : - Le pauvre historien cherche une solution à son dilemme lorsque son frère, car il a un frère, lui parle d’un professeur qui travaille sur des chélatants de l’or. Des molécules capables de fixer les ions or.
Andrew : - Quelle aubaine ! L’historien va sortir l’or de la mer. Légalement il fera de la pêche. Il n’aura qu’un minimum de taxes à payer.

Diana : - Attendez, je suis en train de raccrocher les wagons. L’historien, c’est Hubert Delamort ?
Andrew : - Bien sûr.
Elaine : - Attendez, votre histoire ne tient pas la route. Il n’y a pas de raison d’enlever mon père.
Andrew : - Si, car le professeur Marachin a réalisé ses expériences dans son laboratoire.
Le professeur : - C’est le rôle d’un laboratoire, pardi !
Andrew : - Certainement. Le problème, professeur, est que votre découverte n’a pas encore atteint le stade de développement qui permet l’exploitation à l’échelle industrielle.
Norbert : - Hubert Delamort a vite compris le problème. Le professeur n’allait pas tarder à se rendre compte de la supercherie organisée par Hubert. Le professeur est un homme intègre, il allait vite en référer aux autorités.
Diana : - Dites-moi si je mets bien les wagons en place. Hubert ramasse le minerai d’or dans la mine clandestine, le transporte à la Seagold où il prétend l’extraire de la mer ?
Norbert : - Une superbe combine, n’est-ce pas ?
Gwendoline : - Maintenant je comprends. Les pierres que Diana a vues à la Seagold…
Hélène : - C’était le minerai d’or. Hubert a cru que Diana avait identifié le minerai. Il a agi en conséquence. Et le chef et moi nous avons eu droit à notre part de conséquences nous aussi.
Gwendoline : - Que veux-tu dire ?
Hélène : - Le chef n’a pas tardé pour se mettre à la recherche de sa fiancée et de sa sœur. Crois-moi, lui et moi on s’est approchés de l’ile en bateau. On s’est équipés de tenues de plongeurs, on est allé à la nage sur l’ile, la nuit. On a passé toute l’ile et ses environs au peigne fin, même très fin. On est repartis à la nage, sans avoir été repérés. On avait toutes les informations sauf deux.
Andrew : - Ce qu’on ne savait pas c’était où vous étiez passées et où se situe la mine clandestine.
Hélène : - Après 30 heures de recherches non-stop nous avons reçu un coup de fil du docteur Maurice. (**)
Norbert : - Le docteur est un homme à nous. Il vous avait reconnues dans la cour de l’institut.
Hélène : - Rassurés et épuisés, nous sommes allés nous coucher.

Gwendoline apprécie ces révélations. Elle se doutait bien que si Andy était épuisé c’était en raison de sa recherche de sa fiancée. C’est la raison pour laquelle il a chargé son ami Norbert d’aller libérer Diana et Gwen à l’institut. Gwendoline vient aussi de réaliser que quand Norbert est venu la délivrer à l’institut, elle et Diana ; Andy, mis à part l’emplacement de la mine, avait déjà résolu toute l’affaire. Elle sourit. Elle reconnaît bien son Andy.

Elaine : - C’est donc Hubert qui a enlevé mon père, pour éviter qu’il ne révèle le pot-aux-roses ?

Andrew : - Non, c’est le chef de toute l’organisation qui a tiré les ficelles.
Gwendoline : - Le chef ? Ce n’est donc pas Hubert ? Je devine que c’est son frère ?
Norbert : - Parfaitement. Sais-tu de qui il s’agit ?

Gwendoline hésite.
Hélène vient à son secours : - Accrochez-vous à vos chapeaux. Il s’appelle André Delamort !
Elaine : - Non ! Ce n’est pas vrai !
Le professeur : - Je me doute que vous avez des preuves.

Andrew : - Plus qu’il n’en faut. André s’est pris de passion pour Elaine. Il jouait le rôle d’espion suivant l’enquête sur la disparition du professeur, tout en étant le chevalier-servant d’Elaine.
Andrew : - André est un remarquable filou.
Andrew : - Gwendoline, dis-moi que l’étrangeté des récents événements ne t’a pas échappé. Il y en a toute une liste. Par exemple André identifie miraculeusement le camion dans lequel toi et Elaine vous êtes ligotées. Il l’intercepte avec une grande facilité. Les conducteurs du camion ont mystérieusement disparu. A peine 200 mètres plus loin un pneu crève, juste à ce moment apparaissent les bandits, auxquels vous échappez sans difficulté pour trouver opportunément une maison abandonnée. Il y a des vivres et des couvertures disponibles dans la maison. Le lendemain vous rencontrez inopinément des bandits qui vous laissent courir en direction de la mine clandestine où personne n’est surpris de votre arrivée. Que des coïncidences extraordinaires, n’est-ce pas ?

Elaine a les yeux mouillés.
Gwendoline regarde dans le vide. Bien sûr elle s’était posé des questions. Mais elle n’avait pas soupçonné André. Maintenant les pensées se mettent en place dans sa tête. Tout cela a été arrangé par André. Voilà aussi pourquoi Andy paraissait être le dernier des incapables. Mais, un instant, quelque chose ne « colle » pas. Gwendoline demande :
- Andy, comment sais-tu tout ça ? Dans les moindres détails.

Andrew prend un air évasif. Il regarde son poing droit.
- Eh bien, d’une part j’ai eu l’aide de mon ami Norbert qui est très fort pour obtenir des informations, d’autre part Hélène s’est beaucoup impliquée dans cette histoire et pour finir, j’ai demandé, un peu vivement, à André de compléter les informations qui me manquaient.

Elaine : - Où est André maintenant ?
Hélène : - Andrew l’a remis à la police.
Le professeur : - Si je comprends bien, la mine clandestine, où nous sommes en ce moment, est sous le contrôle des autorités ?
Hélène : - Vous avez compris.
Diana : - Si vous le permettez, je vais m’éclipser. J’ai un splendide article à écrire pour mon journal.
Le professeur : - Je suppose que vous n’avez plus besoin de moi ? Bien sûr je reste à votre disposition, capitaine.
Andrew : - Moi aussi je vais me débiner, en emmenant ma Gwendoline.
Andrew : - Hélène, je te laisse régler les éventuelles formalités qui ne seraient pas encore réglées. Tu as dirigé la prise de contrôle de la mine de manière exemplaire.
Hélène : - Merci, chef !

Un peu plus tard Andrew pilote un véhicule en direction de son domicile, Gwendoline est sa passagère.
Gwendoline : - Tu as laissé tout le mérite de l’enquête et de l’opération de police à Hélène ?
Andy : - Tu sais, Hélène n’a pas oublié certains événements. Elle estime qu’elle te doit beaucoup. Elle s’est donnée à fond dans cette affaire. Cela vaut bien un peu de reconnaissance, non ? (***)
Gwendoline : - Tu laisses toujours tes mérites aux autres.
Andy : - Peu m’importe, je garde le premier prix pour moi.

Andy : - Oui, je te garde.


(*) : Drinking Water Protected Area.
(**) : Le docteur Maurice fait une apparition dans l’épisode 9.
(***) : Andrew fait allusion aux événements racontés dans l’épisode 12.



FIN

Note : le professeur Marachin a calculé la réponse à la question posée à la fin du paragraphe 19.1. C’est une tonne d’or par jour (1060,3 kg pour être précis). Refaites les calculs si vous avez trouvé autre chose.


MacWilly

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